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Atelier « Désapprendre pour apprendre autrement »

Lors de la journée  du 07 Avril 2011 organisée par les habitants de Mobility Planet , Mme Bernadette Lecerf Thomas - spécialiste d’un coaching d’organisation fondé sur une approche systémique s’appuyant sur les démonstrations des neuroscientifiques-  a animé un atelier fort enrichissant sur le thème de « désapprendre pour mieux apprendre« .

L’atelier d’une durée de 60 minutes s’est articulé autour de 4 questions principales  à savoir :

 

  • Quelles sont les situations ou il convient de désapprendre pour apprendre ?
  • Que se passe-t-il dans le cerveau d’une personne quand elle désapprend une ancienne stratégie cognitive et en apprend une nouvelle ?
  • Quelles sont les conditions qui favorisent ou freinent ce processus ?
  • En quoi ce thème contribue-t-il à la mobilité ?

Ces questions ont été débattues dans le cadre d’un échange avec les participants. Le bref exposé de certains apports de la neuroscience a été l’occasion pour les personnes présentes de réaliser effectivement que derrière certaines de leurs expériences d’apprentissage en tant qu’artiste ou  manager,  il y a eu  des moments de dés-apprentissage conscients ou inconscients.

L’atelier a été un succès…  Les participants venus de tous les horizons professionnels  ont particulièrement apprécié cet éclairage des neurosciences. Parmi eux, nous comptions des artistes comme le danseur du hip hop organique Ucka Ludovic Ilolo, ainsi que des managers comme  le responsable de l’innovation comme de Norauto France, Dominique Scotti  ou encore des coachs  comme le praticien philosophe Jérôme Lecoq ou des coachs de l’équipe d’Imfusio comme Yaël Guillon. 

Séance n°6 Equipe Créatinove : »Le pouvoir de changer »

déc 12, 2010   //   by Julien Graff   //   management créatif, Mobility Planet 2011, ruptures créatives  //  No Comments

Trop longtemps négligée, la dimension psychologique du management fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études. La connaissance du fonctionnement du cerveau – ou neurosciences – est certes imparfaite à ce jour, mais on commence à percevoir son intérêt dans le travail de groupe. Et il n’est pas moindre.La conviction de Bernadette Lecerf-Thomas, que l’équipe projet Créatinove a rencontrée le 18 novembre, se résume ainsi :  l’étude des neurosciences dans le management est telle qu’elle favorise le pouvoir de changement des entreprises. Dans son livre Neurosciences et management, elle énonce quatre principes liés au fonctionnement du cerveau, qu’elle applique ensuite aux entreprises.D’abord elle évoque l’homéostasie : l’équilibre physiologique est nécessaire au bon fonctionnement du corps humain. Lorsque celui-ci est agressé, l’homéostasie est le principe qui va rétablir l’équilibre vital (dans le cas d’une maladie, cela se traduira par de la fièvre). Il en est de même pour les entreprises : dans un cadre de concurrence et d’un environnement particulier, leur activité est comparable à un phénomène homéostatique.Selon Bernadette Lecerf-Thomas, l’apprentissage est une condition nécessaire au bon fonctionnement des individus – et par extension des entreprises. On peut apprendre de diverses manières : par instruction venant d’autrui, par mimétisme, par essais/erreurs ; ce sont les pratiques les plus courantes. Pourtant on en néglige une autre, tout aussi importante, sinon décisive : la capacité à désapprendre pour apprendre (l’allostérie). Les entreprises en tiennent rarement compte car elles auraient continuellement besoin de se réorganiser ; toutefois cela leur permettrait de réagir plus rapidement aux changements se produisant dans leur environnement.Pour les individus comme pour les entreprises, il faudrait savoir utiliser les émotions. Quatre émotions nous font agir : le désir (ceci explique pourquoi ‘nous allons vers’), la colère (moteur de l’agression), la détresse (liée aux peurs) et la peur (qui provoque notre fuite). Selon l’invitée, « il n’y a pas de changement sans processus émotionnel« . Par là elle souligne le fait que notre mémoire émotionnelle influe sur nos choix, nos stratégies rationnelles. Chacun a donc des émotions qui lui sont propres, d’où des avis et des décisions différentes lors du travail en groupe.Le quatrième point porte sur le rapport entre changement et résistance. Il est vrai que vouloir changer est aisément concevable, changer dans les faits s’avère plus difficile car cela fait l’objet de résistances. L’homéostasie conserve en effet l’équilibre vital que l’on voudrait modifier. De la même manière, ce n’est pas une chose facile que d’initier un changement en entreprise – c’est d’ailleurs ce que l’équipe projet réalise progressivement. Beaucoup d’organisations sont engluées dans leurs pratiques habituelles, quasi traditionnelles, et ne peuvent s’en défaire. « On a toujours fait ainsi, pourquoi changerait-on? » résume assez bien la chose. Pourtant les circonstances font qu’aujourd’hui le changement devient nécessaire, sinon incontestable.Durant la deuxième partie de la rencontre, l’équipe projet a souhaité réaliser de manière collective une carte mentale. Il s’agissait principalement de prendre conscience de la difficulté de changer certaines pratiques d’apprentissage acquises. La carte mentale est une technique de mémorisation efficace car elle reproduit le processus de mémorisation du cerveau. Ce dernier construit une chaîne neuronale pour tout nouvel élément appris, c’est-à-dire établit une nouvelle connexion. La carte mentale permet de relier les mots-clefs à l’objet de l’étude – on obtient finalement un réseau clair et compréhensible. La carte mentale va ainsi à l’encontre des pratiques d’apprentissage habituelles : prise de notes, notation d’un plan de cours, recopiage.Réaliser une carte mentale réussie s’avère compliqué ; l’équipe projet a pu le constater, tant les liens entre les différents éléments notés se croisaient, tant les mêmes idées se recoupaient en plusieurs lieux, voire étaient écrites à deux reprises. Par la pratique, l’équipe a pu prendre conscience de la difficulté du changement des méthodes d’apprentissage.

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